Trouver le chemin initiatique

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Se sentir meilleur - Le Publicain et Le Pharisien

Publié par Tetragrammaton sur 3 Février 2016, 23:14pm

Catégories : #Eveil, #Mystique, #Gnose, #Prière, #Méditation, #Samael Aun Weor, #Christ Cosmique, #Harmonie, #Humilité, #Joie, #Magie, #Miséricorde, #Paix, #Patience, #Respect, #Sagesse, #Tolérance

Se sentir meilleur - Le Publicain et Le Pharisien

Le moi qui ne croit qu’en lui-même est la base sur laquelle nous reposons et doit être dissout si, en réalité, nous aspirons à l’authentique béatitude.

Un tel moi sous-estime les gens, il se pense meilleur que tout le monde, plus parfait en tout, plus riche, plus intelligent, plus habile dans la vie, etc.

 

Jésus le Christ dit : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l’un était Pharisien, l’autre Publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce Publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je gagne. Mais le Publicain, se tenant éloigné, n’osait même pas lever les yeux au ciel, et il se frappait la poitrine en disant : Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis. Je vous le dis, celui-ci descendit chez lui justifié, l’autre non ; car quiconque s’élève sera abaissé et celui qui s’abaisse sera élevé. » (Luc, XVIII, 10-14)

 

Il est absolument impossible de commencer à nous rendre bien compte du néant et de la misère dans lesquels nous nous trouvons tant qu’existe en nous ce concept-là du « Plus ». Par exemple: Je suis plus juste que celui-ci, plus savant que celui-là, plus vertueux qu’un tel, plus riche, plus expérimenté dans les choses de la vie, plus chaste, plus respectueux de mes devoirs, etc., etc., etc.

Il n’est pas possible de passer par le chas d’une aiguille tant que nous sommes « riches », aussi longtemps qu’il existe en nous ce complexe du « Plus ».

« Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »

Dire que mon école est la meilleure et que celle d’un autre ne vaut rien ; que ma religion est la seule vraie, et que toutes les autres sont fausses et perverses ; que la femme d’un tel est une mauvaise épouse et que la mienne est une sainte ; que mon ami Robert est un ivrogne et que je suis un homme très avisé et tempéré, etc., etc., etc., voilà ce qui nous fait nous sentir riches ; c’est la raison pour laquelle nous sommes tous les « chameaux » de la parabole évangélique, par rapport au travail ésotérique.

 

Quand quelqu’un découvre la chose qui l’a le plus blessé à un moment donné, tout le tracas que telle ou telle chose lui a causé, alors il découvre les bases sur lesquelles il repose psychologiquement.

Ces bases constituent selon l’évangile chrétien « le sable sur lequel on construit sa maison. »

Il est nécessaire de noter soigneusement comment et à quel moment je déprécie les autres en me croyant supérieur quant à la position sociale ou aux titres, à l’expérience acquise ou à la fortune, etc., etc., etc.

Il est bon de découvrir ce par quoi on se sent flatté, ce qui satisfait notre vanité, cela nous indiquera les fondations sur lesquelles nous nous appuyons.

 

On ne peut pas changer si l’on s’obstine à dire : « ma maison », « mon argent », « mes biens », « mon emploi », « mes qualités », « mes capacités intellectuelles », « mes capacités artistiques », « mes connaissances », « mon prestige », etc., etc., etc.

Le fait de s’obstiner dans le « à moi », dans le « mien », est plus que suffisant pour empêcher de reconnaître notre propre nullité et misère intérieure.

Se sentir soi-même dans les choses extérieures, se fonder sur elles équivaut à être dans un état d’absolue inconscience.

 

Le sentiment de la « Séité » (l’Être réel) n’est possible qu’en dissolvant tous ces moi que nous portons à l’intérieur de nous ; avant cela, un tel sentiment demeure tout à fait impossible.

Malheureusement, les adorateurs du moi n’acceptent pas cela ; ils se croient des Dieux ; ils pensent qu’ils possèdent déjà ces « Corps glorieux » dont parle Paul de Tarse ; ils supposent que le moi est divin, et personne ne peut leur ôter ces absurdités de la tête.

 

Extraits du chapitre 27 : « Le Publicain et Le Pharisien » dans Traité de psychologie révolutionnaire de Samaël Aun Weor (1975).

Se sentir meilleur - Le Publicain et Le Pharisien

« Ce soir, je vais vous parler de ce qui est, en réalité, le grand obstacle à la Sagesse occulte (il usait du terme de Yog Vidya), au progrès mystique et à la croissance spirituelle.

Cet obstacle est le conventionnalisme sous toutes ses formes, qu'il agisse sur le terrain moral ou sur le terrain religieux.

Les écrivains du Nouveau-Testament ont décrit les Pharisiens comme les plus typiques représentants de ce conventionnalisme, et Jésus déclarait que les femmes de mauvaise vie sont plus proches du Royaume des Cieux que les Pharisiens, ce qui, - l'hyperbolisme oriental étant admis - concorde bien avec la réalité.

Lorsqu'un voyant examine le corps mental de personnes très conventionnelles, il constate que les contours en sont durs et rigides et que ce corps, lui-même, a l'air rétréci et comme sous-alimenté. Si nous tentons, par l'action de nos enseignements, d'impressionner ce corps mental, nos pensées ne parviennent pas à traverser l'écorce de cette surface rigide ; parfois même, la seule façon dont nous puissions essayer de la briser, c'est l'influence de quelque musique moderne, d'une nature plutôt discordante. C'est en cela que certains compositeurs modernes peuvent faire œuvre utile. »

« Sur quel terrain pousse donc la mauvaise herbe qu'on nomme conventionnalisme?
- Sur celui de la paresse mentale et de la crainte des jugements d'autrui ;
- de la vanité, qui rend sensible à ces jugements,
- et de cette idée erronée que tout ce que pense la Majorité doit être juste. »

Extrait de « L'initié dans le Nouveau-Monde »,

Trad. De G. Godet, aux éditions de la Baconnière – Neuchâtel - Suisse

Se sentir meilleur - Le Publicain et Le Pharisien

« Le conventionnalisme, dans son rapport avec la religion, ne nous retiendra pas aujourd'hui. Ce que je veux discuter avec vous ce soir, c'est sa relation avec la morale.

Comme vous le savez, la morale conventionnelle existe ; elle est pratiquée plus ou moins généralement par la foule. Mais pour l'étudiant de la Sagesse, qui est sur le point de s'engager dans le Sentier, une morale bien plus souple et bien plus élevée est requise: nous pourrions la définir par le terme de Supermorale.

Elle est fondée sur l'oubli de soi et son critère est le désintéressement, tandis que la morale conventionnelle, tout en se réclamant de l'altruisme, est trop souvent basée sur l'égoïsme, auquel elle sert de paravent et d'excuse.

Ainsi, il y a bien des raisons pour lesquelles les gens cherchent à être moraux ; mais il ne saurait y en avoir qu'une seule, pour aspirer à la supermorale.

Tel homme veut être moral parce que, comme je l'ai dit, il craint le jugement sévère des voisins: il est mené par une vanité mêlée de lâcheté. Tel autre sera moral parce que cela lui est profitable, et qu'il retire un avantage positif de cette attitude.

Mais on ne saurait être supermoral en vertu de pareils motifs ; car celui qui s'inspire de cet idéal ne recueille, de la part du monde en général, qu'injustice et calomnies. Aux yeux de l'homme de la rue, le supermoraliste apparaît, en effet, comme un immoraliste: car, aux esprits sans discernement, les extrêmes semblent identiques - de même qu'une lumière éblouissante vous aveugle autant que la plus dense obscurité. »

Extrait de « L'initié dans le Nouveau-Monde »,

Trad. De G. Godet, aux éditions de la Baconnière – Neuchâtel - Suisse

Se sentir meilleur - Le Publicain et Le Pharisien

" Lorsqu'ils pensent avoir acquis une vertu particulière, la plupart des gens (tout en alléguant leur désir de faire du bien) inclinent à en faire étalage au profit de ceux qui ne l'ont pas encore, - sans avoir conscience que la vanité est leur seul mobile.

Si vous étiez affamé, que penseriez-vous de la bonté d'un ami qui viendrait au-devant de vous avec une large tranche de cake, et se mettrait à la dévorer sous vos yeux? Ou, si vous-mêmes saviez que l'un de vos amis a récemment perdu tout ce qu'il avait, auriez-vous l'idée de vous poster devant lui en faisant sonner, pour son agrément, les pièces d'or qui emplissent vos poches?

Cependant c'est juste ainsi qu'en usent, avec leurs vertus, des milliers de gens hautement moraux et religieux.

Ah certes, en ce monde, les exhibitionnistes de la vertu ne manquent pas - et le spectacle en est gratuit!

Mais que signifie, au fond, tout cet étalage de vertu? Simplement que tel homme, ou telle femme, veut s'ériger en maître à l'égard des autres."

Extrait de « L'initié dans le Nouveau-Monde »,

Trad. De G. Godet, aux éditions de la Baconnière – Neuchâtel - Suisse

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